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DIE LETZTE ZUFLUCHT: PREISGEKRÖNTER FILM, DER EIN ANDERES NARRATIV DER MIGRATION SCHAFFT – « Le Dernier Refuge – À la porte du Sahel »: un film primé qui éclaire la migration

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1. „Le Dernier Refuge“: Die Rückkehr der Migranten in Afrika, ein Tabuthema, wie es selten gefilmt worden ist
Télérama – 14/06/22
An den Toren der Sahara existiert eine Anlaufstelle für Migranten, die sich auf den Weg machen. Aber auch für diejenigen, die zurückkehren, worüber man in Afrika nie spricht. Der Malier Ousmane Zoromé Samassékou hat darüber einen bemerkenswerten Dokumentarfilm gedreht.
2. Die letzte Zuflucht – Das Haus am Tor zur Sahara
arte.tv – 14.06.2022
Gao befindet sich am Tor zur Sahara. Jedes Jahr durchqueren Tausende Männer und Frauen aus ganz Afrika die malische Stadt. Viele von ihnen machen Halt in einem Haus, das der einzige Anlaufpunkt für Migrantinnen und Migranten auf dem Weg nach Europa ist.
3. Die Entstehung des Hauses des Migranten in Gao: About
maisonondumigrant – 2009-2020
Das Haus des Migranten wurde im März 2009 gegründet, um den Migranten zu helfen, die aus den algerischen Grenzstädten nach Mali abgeschoben wurden, sowie den Migranten, die sich auf der Durchreise in der Stadt Gao befanden.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. “Le Dernier Refuge” : le retour des migrants en Afrique, un tabou filmé comme rarement
Télérama – 14/06/22
Par Marie-Hélène Soenen

Foto (c) Les films du Balibari: « La migration est beaucoup moins traitée du point de vue des femmes, j’ai donc fait de Natacha, Esther et Kady les personnages principaux de mon film », Ousmane Zoromé Samassékou, réalisateur du « Dernier Refuge ». – „Migration wird viel weniger aus der Perspektive von Frauen behandelt, daher habe ich Natacha, Esther und Kady zu den Protagonistinnen meines Films gemacht“, Ousmane Zoromé Samassékou, Regisseur von „Dernier Refuge“.

Aux portes du Sahara existe un lieu d’accueil pour migrants en partance. Mais aussi pour ceux qui rentrent, ce dont on ne parle jamais en Afrique. Le Malien Ousmane Zoromé Samassékou en a tiré un remarquable documentaire. Rencontre.
Depuis le 10 juin, Arte a lancé sur Arte.tv puis à l’antenne « Generation Africa », une collection de vingt-cinq documentaires réalisés par des cinéastes africains. Diffusé mardi 14 juin à 22h30 et réalisé par le Malien Ousmane Zoromé Samassékou, le documentaire multiprimé Le Dernier Refuge est une immersion saisissante à la Maison du migrant, à Gao, aux portes du Sahara. Sous l’impulsion d’un missionnaire père blanc bouleversé par la condition de ceux qui se croisaient à ce carrefour de migrations, ce lieu singulier a ouvert ses portes en 2009. Il propose un refuge temporaire à ceux qui partent pour l’Europe, pleins de rêves et d’espoirs, comme à ceux qui, ayant échoué dans leur projet, reviennent exsangues de l’impitoyable désert ou d’Algérie. En filmant ces êtres de passage, Ousmane Zoromé Samassékou offre un regard rare sur les affres de la migration. Entretien.
Comment avez-vous découvert la Maison du migrant ?
Depuis des années, je songeais à réaliser un film sur la migration, car c’est une question qui hante ma famille : mon oncle est parti il y a trente-deux ans et n’a jamais donné signe de vie depuis. J’ai d’abord envisagé d’évoquer le sujet du retour difficile en questionnant la mémoire de cet oncle à travers la parole des membres de ma famille. Puis j’ai participé à un atelier organisé dans le cadre de « Generation Africa » [projet lancé par la société de production sud-africaine Steps, ndlr]. Là, un expert nigérien nous a raconté l’histoire fascinante de ce lieu et celle d’une de ses résidentes, Natacha, qui y était depuis plus de cinq ans et ne savait pas comment retourner chez elle. Quelques semaines plus tard, entre fin décembre 2018 et début janvier 2019, je suis parti découvrir ce refuge. J’ai tout de suite été saisi par Natacha, son silence, son regard perçant. À chaque arrivée de migrants, j’entendais de nouvelles histoires, qui finissaient par former un récit commun. J’ai eu envie de raconter l’histoire de mon oncle à travers toutes ces voix.
Quels sont les profils des personnes qui y sont hébergées ?
La Maison du migrant voit passer un pêle-mêle de profils. Son règlement prévoit un délai de dix jours maximum pour s’y refaire une santé, se reposer et se préparer pour le voyage retour. Ceux qui veulent rester plus longtemps le peuvent, à condition de ne pas végéter et de chercher du travail en ville. En réalité, lors de mes séjours là-bas, je n’ai pas trop vu ces règles s’appliquer, certains restent des mois ou des semaines sans rien faire, ont juste besoin de retrouver des forces. Natacha y est maintenant depuis plus de sept ans… J’avais construit mon dossier artistique autour de ce personnage et du désert. Mais j’ai rencontré Esther et Kady, deux adolescentes, lors du tout dernier tournage. Ces jeunes filles sont soudain arrivées avec leurs forts tempéraments et leurs vécus chaotiques, et sont devenues la grande histoire du film autour de laquelle se sont greffées les autres. La migration est beaucoup moins traitée du point de vue des femmes, j’ai donc fait de Natacha, Esther et Kady les personnages principaux de mon film.
Comment avez-vous fait accepter votre caméra par ces personnes si vulnérables ?
J’ai procédé à de longs repérages avant de sortir ma caméra. J’ai partagé leur quotidien, je leur racontais mon histoire familiale, j’écoutais la leur… Cela les touchait beaucoup de voir que je mangeais, dormais et me réveillais avec eux. Ils ont fini par me considérer comme l’un des leurs. Je leur expliquais aussi que je n’étais pas journaliste, et que mon but n’était pas de dénaturer leur histoire, comme c’est parfois le cas à la télé, où l’on montre surtout, pour le buzz et l’audience, des migrants qui meurent dans des embarcations, sans s’intéresser à leur vie antérieure, à leur humanité. La plupart ne savaient pas ce qu’est un documentaire, donc je leur ai montré mes précédents films et je leur ai expliqué que je voulais documenter leur vie comme elle est, sans y ajouter de commentaire. Qu’il fallait que leur histoire soit connue de tous. La migration est un sujet tellement tabou chez nous que ceux qui reviennent ont du mal à raconter ce qu’ils ont vécu.
Pourquoi ?
Dans notre inconscient collectif, en Afrique, un migrant est vu comme un guerrier qui se lève pour aller chercher la pitance pour sa famille, et ce guerrier, même s’il affronte un lion, ne doit pas se plaindre de son sort. Cela alimente beaucoup de faux rêves et l’idée que, lorsqu’on part, on doit forcément réussir.Weiterlesen »DIE LETZTE ZUFLUCHT: PREISGEKRÖNTER FILM, DER EIN ANDERES NARRATIV DER MIGRATION SCHAFFT – « Le Dernier Refuge – À la porte du Sahel »: un film primé qui éclaire la migration